Review

Un étranger dans le miroir, Anne Perry

Londres. Le XIXème siècle. Un meurtre. Un policier amnésique.

Ça vous branche ? Venez alors !

Au moment où je tape les premiers mots de cet article je n’ai pas encore terminé le livre. J’en suis à 70%. Mais j’ai besoin de mettre déjà par écrit certains éléments qui me chiffonnent (bien sûr l’article ne sera publié qu’avec mon avis final sur la totalité du roman).

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Titre: Un étranger dans le miroir

Auteure : Anne Perry

Editions : 10/18

Nombre de pages : 416

Date : 1 Mai 2001

Prix: Offert (sinon c’est 8€10)

 

Ma rencontre avec Anne Perry 

Je souhaite commencer par vous parler de ma rencontre avec l’auteure Anne Perry. Alors non, je ne l’ai pas rencontré physiquement, mais j’ai vu son nom sur beaucoup de blogs depuis plusieurs mois et je voyais à chacune de mes visites au Furet du Nord, les magnifiques couvertures des éditions 10/18 qui me faisaient toujours de l’œil.un-etranger-dans-le-miroir

Finalement je suis tombée sur le blog de Fanny qui, durant plus de deux années, a chroniqué les romans de la saga de Thomas Pitt. Après avoir lu un certain nombre de ses articles je me suis dit qu’il serait temps que je fasse la connaissance de cette auteure. Alors quand les éditions 10/18 proposent d’avoir gratuitement le premier ouvrage de la saga de William Monk pour l’achat de deux livres de cette maison d’édition, bah moi je fonce. Alors effectivement, ce n’est pas la saga avec Thomas Pitt mais je me disais que ça ne serait pas mal de commencer surtout que le pitch était intéressant.

Quelques mots sur l’auteure 

Avant de commencer ma lecture, mue par ma curiosité, je décide de faire quelques recherches sur cette femme que je ne connais pas. Et disons que je suis allée de surprises en surprises. Anne Perry, de son vrai nom Juliet Marion Hulme, née en 1938, vit actuellement en Ecosse. Jusque là, no soucis. Sauf que lorsque l’on remonte l’histoire de cette femme à la bibliographie conséquente, on apprend qu’en 1954 elle commet un meurtre avec une amie du nom de Pauline car la mère de cette dernière s’était opposée à ce que sa fille parte pour la Nouvelle-Zélande avec Juliet. Les deux filles prévoient donc le meurtre de la mère de Pauline. Juliet sera condamnée à 5 ans de prison alors qu’elle n’est même encore majeure et prendra le nom d’Anne Perry à sa sortie.

Lire la biographie de cette femme m’a donné encore plus envie de lire ses œuvres car elle est passée du côté obscur à un moment donné de sa vie et je me dis qu’au final, cela pouvait être un point très positif sur sa manière de décrire la psychologie des criminels.

La quatrième de couverture 

 » William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l’hôpital. violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. ce qu’il s’empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l’exclure manu militari de la police londonienne. revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d’un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même. il découvre d’abord qu’il n’était ni très sympathique ni très aimé, et qu’il avait laissé tomber sa famille, d’origine trop modeste, pour mieux réaliser ses ambitions. il se rend compte aussi qu’il avait été mêlé de très près au meurtre sur lequel son supérieur, qui veut sa peau, le laisse investiguer…

Mon avis

Dès les premières pages nous découvrons Monk en train de se réveiller dans un hôpital. Problème : il ne sait pas pourquoi il est là et il ne sait pas qui il est, ce qu’il est, ni même à quoi il ressemble.

Lorsqu’un de ses collègues vient le voir il fait comme si il n’avait rien oublié. Alors qu’il retourne à son premier jour de travail, son supérieur (un homme qui déteste Monk) lui donne une enquête sur laquelle la police patauge depuis plusieurs semaines. Le problème: comment enquêter lorsque l’on ne sait même qui nous sommes ?

Au fur et à mesure que l’histoire avance, on apprend que Monk était loin d’être apprécié par son entourage. Homme vaniteux, orgueilleux et bourré d’ambitions, des défauts qui ne lui font pas que des amis. Monk est atterré par la personnalité qui se dévoile à lui et dans laquelle il ne se reconnaît pas. Il peut cependant compter sur le soutien d’Evan, jeune homme qui l’assiste sur l’enquête.

Ah l’enquête … le major Grey, troisième enfant d’une très grande famille, assassiné violemment à son domicile. Qui pouvait bien lui en vouloir à se point pour attenter à sa vie de manière si sauvage ? Cet homme si apprécié par toutes les personnes qu’il côtoyait. Un homme parfait sous les premières apparences mais qui semble cacher quelques vices …

Ce que j’ai préféré ce sont les discussions avec la famille du défunt, les questionnements et comment la classe aristocratique se sent supérieure au reste du monde. Ils se sentent au-dessus des lois et ne serait-ce que supposer qu’un membre de la famille est pu commettre cet acte met tout le monde dans un état d’inquiétude et d’énervement.

J’ai plutôt apprécié le personnage de Monk sans pour autant réussir à m’attacher à lui. Tout comme le lecteur, Monk se découvre lui-même petit à petit. Peut être est-ce pour cela que je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage. Sinon j’ai tout particulièrement apprécié le personnage d’Hester, femme de trente ans, ancienne infirmière de guerre, qui gravite autour de la famille du major Grey. C’est un personnage qui n’a pas la langue dans sa poche et a un état d’esprit très révolutionnaire pour l’époque. Une féministe avant l’heure. Ce que la société n’apprécie pas du tout par ailleurs …

Un autre point négatif a fait son apparition durant ma lecture : la longueur des chapitres. J’avais l’impression qu’ils ne se terminaient jamais. Des chapitres courts permettent de mettre du rythme dans un roman et je pense que c’est ce qui a manqué cruellement à ce livre : le rythme. Celui-ci n’arrive qu’à la fin, au moment où il faut appréhender le meurtrier. Je trouve cela dommage. Cependant, il est intéressant de se pencher sur le mobile du tueur : un meurtrier n’inspire pas forcément le dégoût et on peut ressentir de la peine pour lui. On s’attache aux circonstances et on se dit que parfois, la justice n’est pas toujours là où le croit … (vous comprendrez si vous lisez le roman mouhahah

En bref 

Une enquête qui a manqué de rythme, des chapitres trop longs et un personnage principal auquel je n’ai pas su m’attacher. Bref un avis mitigé, avec des points négatifs et des points positifs (le caractère d’Hester, la découverte de la classe aristocratique, le conflit intérieur d’un homme qui cherche à savoir qui il est)  mais je ne perds pas espoir et je me laisserai tenter, avec grand plaisir, par la suite des aventures de Monk et également la saga sur Thomas Pitt.

Sur ce, je vous embrasse fort et lisez-bien ! 

PS : un petit encart sur la vie de l’auteur pour les romans que je chronique cela vous plaît-il ? Je continue ? Merci d’avance pour votre réponse ! 

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Un commentaire sur “Un étranger dans le miroir, Anne Perry

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